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Fiscalité & TVA

Flat tax (PFU) : 31,4 %, calcul et option pour le barème

La flat tax est passée à 31,4 % en 2026 : 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Comment elle se calcule sur vos dividendes et plus-values, et quand l’option pour le barème est plus avantageuse.

La rédaction CalculatriceVIP12 min de lecture

La flat tax, de son nom officiel prélèvement forfaitaire unique (PFU), est l’imposition par défaut des revenus du capital : dividendes, intérêts et plus-values de valeurs mobilières. Son taux global est de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. Ce taux n’est pas un bloc : il additionne 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Sur un gain de 10 000 €, vous payez donc 3 140 € au total et il vous reste 6 860 € nets.

Ce guide explique d’où vient ce taux, pourquoi il est passé de 30 % à 31,4 % en 2026, comment il se calcule, et quand l’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu peut s’avérer plus avantageuse. Chaque section ouvre sur une réponse courte, suivie du détail et d’exemples chiffrés. Pour chiffrer le PFU sur votre gain, l’outil ci-dessous calcule en direct et isole la part d’impôt et la part sociale.

Qu’est-ce que la flat tax (PFU à 31,4 %) ?

Réponse courte

La flat tax est le prélèvement forfaitaire unique (PFU), l’imposition par défaut des revenus du capital. Son taux global est de 31,4 % depuis 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. C’est un taux proportionnel : identique quel que soit le montant du gain et sa nature (dividendes, intérêts, plus-values mobilières).

Le PFU a été créé pour simplifier et alléger l’imposition des revenus financiers : un taux unique, proportionnel, qui remplace l’application du barème progressif. Que vous perceviez des dividendes d’actions, des intérêts d’un compte à terme ou que vous réalisiez une plus-value en cédant des titres, le calcul est identique : gain multiplié par 31,4 %. Il n’y a ni tranche, ni seuil, ni progressivité — c’est ce que désigne le mot « flat » (plat).

Le taux se décompose en deux parts de natures différentes. Les 12,8 % d’impôt sur le revenu constituent un acompte forfaitaire d’impôt, prélevé sans tenir compte de vos autres revenus. Les 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS et prélèvement de solidarité réunis) financent la protection sociale et s’appliquent à tous les revenus du capital, quelle que soit l’option fiscale retenue. La somme des deux donne le taux global de 31,4 %.

Pourquoi le taux est-il passé de 30 % à 31,4 % en 2026 ?

Réponse courte

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital de 1,4 point. Les prélèvements sociaux sont ainsi passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026. La part d’impôt sur le revenu (12,8 %) n’a pas bougé. Le PFU global est donc passé de 30 % à 31,4 %.

C’est la nouveauté fiscale 2026 à connaître pour tout détenteur de placements financiers. Jusqu’en 2025, la flat tax était de 30 % (12,8 % + 17,2 %). La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a augmenté la CSG appliquée aux revenus du capital de 1,4 point, portant les prélèvements sociaux à 18,6 %. Mécaniquement, le PFU passe à 31,4 %. Sur un gain de 10 000 €, cela représente 140 € de prélèvements en plus qu’en 2025.

Ce relèvement vise les revenus soumis au PFU de droit commun. Certains produits d’épargne conservent toutefois des prélèvements sociaux à 17,2 %, et donc un total de 30 % : c’est notamment le cas de l’assurance-vie, du plan d’épargne logement (PEL) et du compte épargne logement (CEL). Pour ces enveloppes, le taux n’a pas changé. Vérifiez toujours le régime applicable à votre produit avant de raisonner sur le taux.

Décomposition de la flat tax (PFU 31,4 %) et exemples de montants
Gain brutImpôt (12,8 %)Prélèvements sociaux (18,6 %)Flat tax (31,4 %)Net (68,6 %)
1 000 €128 €186 €314 €686 €
10 000 €1 280 €1 860 €3 140 €6 860 €
25 000 €3 200 €4 650 €7 850 €17 150 €
50 000 €6 400 €9 300 €15 700 €34 300 €
100 000 €12 800 €18 600 €31 400 €68 600 €

Taux 2026. Le net représente 68,6 % du gain brut. Pour l’assurance-vie, le PEL et le CEL, les prélèvements sociaux restent à 17,2 % (total 30 %). Sources : impots.gouv.fr, BOFiP, LFSS 2026.

Comment calculer la flat tax, pas à pas

Réponse courte

Multipliez le gain par 31,4 %. Pour le détail : impôt = gain × 12,8 %, prélèvements sociaux = gain × 18,6 %, et le net = gain × 68,6 %. Sur 25 000 € : 3 200 € d’impôt + 4 650 € de prélèvements sociaux = 7 850 € de flat tax, et 17 150 € nets.

Exemple : une plus-value mobilière de 25 000 €
  1. Calculer la part d’impôt sur le revenu

    25 000 × 12,8 % = 3 200 €. C’est l’acompte forfaitaire d’impôt.

  2. Calculer les prélèvements sociaux

    25 000 × 18,6 % = 4 650 €. Cette part sociale reste due même en cas d’option pour le barème.

  3. Additionner pour la flat tax totale

    3 200 + 4 650 = 7 850 €, soit directement 25 000 × 31,4 %.

  4. En déduire le net

    25 000 − 7 850 = 17 150 €, soit 68,6 % du gain brut.

PFU ou barème progressif : comment choisir ?

Réponse courte

Le PFU est le régime par défaut, mais vous pouvez opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option est globale (tous vos revenus de capitaux de l’année) et avantageuse surtout si votre taux marginal d’imposition est inférieur à 12,8 %, ou pour profiter de l’abattement de 40 % sur les dividendes. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus dans tous les cas.

Le choix se joue sur la seule part d’impôt sur le revenu — les 18,6 % de prélèvements sociaux sont dus quoi qu’il arrive. Si votre taux marginal d’imposition est de 0 % ou 11 %, le barème taxe vos revenus du capital moins lourdement que les 12,8 % forfaitaires du PFU : l’option est alors gagnante. Elle ouvre en outre, pour les dividendes, un abattement de 40 % : seuls 60 % du dividende sont soumis à l’impôt sur le revenu. À l’inverse, si votre taux marginal est de 30 % ou plus, le PFU à 12,8 % reste plus favorable.

Deux précautions. L’option est globale et annuelle : elle s’applique à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l’année, pas à un placement isolé — un arbitrage à faire au niveau du foyer. Et l’abattement de 40 % ne réduit jamais les prélèvements sociaux, calculés sur 100 % du dividende. Comme l’arbitrage dépend de votre situation complète, simulez les deux scénarios avant de cocher l’option sur votre déclaration.

La dispense d’acompte de 12,8 %

Pour les dividendes et intérêts, un acompte d’impôt de 12,8 % est prélevé à la source l’année du versement. Si votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à certains seuils, vous pouvez en demander la dispense auprès de votre établissement payeur, avant le 30 novembre de l’année précédente. Les prélèvements sociaux, eux, restent prélevés à la source dans tous les cas.

Questions fréquentes

En résumé

Retenez l’essentiel : la flat tax (PFU) est l’imposition par défaut des revenus du capital, au taux unique de 31,4 % depuis 2026 — 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le passage de 30 % à 31,4 % vient de la hausse de la CSG sur le capital (LFSS 2026) ; l’assurance-vie, le PEL et le CEL conservent toutefois 30 %.

Le PFU n’est pas obligatoire : l’option pour le barème progressif peut être plus favorable si votre taux marginal est faible ou pour profiter de l’abattement de 40 % sur les dividendes, sachant que les prélèvements sociaux restent dus dans tous les cas. Simulez d’abord le PFU avec l’outil, puis comparez à l’option au barème selon votre situation.

Sources : Code général des impôts (art. 200 A), impots.gouv.fr, BOFiP, et loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) pour le relèvement des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026. Les taux et règles cités valent pour 2026 et peuvent évoluer par la loi de finances ou la loi de financement de la Sécurité sociale. Cet article fournit une information générale et ne constitue pas un conseil fiscal ; pour votre situation, confirmez auprès de l’administration fiscale ou d’un professionnel.

⚠️ Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil fiscal, financier ou juridique. Vérifiez toujours les informations auprès d'un professionnel qualifié ou de la source officielle.