Calcul de la flat tax (PFU 31,4 %)
Calculez le prélèvement forfaitaire unique (flat tax) à 31,4 % sur vos dividendes, intérêts et plus-values mobilières — 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Comment ce calcul a-t-il été fait ?
Nature : dividendes (taux unique du PFU, identique quelle que soit la nature) Montant brut = 10 000,00 € Impôt sur le revenu = 10 000,00 € × 12,8 % = 1 280,00 € Prélèvements sociaux = 10 000,00 € × 18,6 % = 1 860,00 € Flat tax (total) = 10 000,00 € × 31,4 % = 1 280,00 € + 1 860,00 € = 3 140,00 € Montant net après flat tax = 10 000,00 € − 3 140,00 € = 6 860,00 €
Qu’est-ce que la flat tax (PFU à 31,4 %) ?
La flat tax, de son nom officiel prélèvement forfaitaire unique (PFU), est l’imposition par défaut des revenus du capital : dividendes, intérêts et plus-values de valeurs mobilières. Son taux global est de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. Ce taux n’est pas un bloc indivisible : il se décompose en 12,8 % d’impôt sur le revenu (IR) et 18,6 % de prélèvements sociaux (PS). La somme des deux donne bien 31,4 %. Sur un gain brut de 10 000 €, vous payez donc 1 280 € d’impôt sur le revenu et 1 860 € de prélèvements sociaux, soit 3 140 € au total, et il vous reste 6 860 € nets.
Le taux a évolué en 2026 : la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital de 1,4 point, faisant passer les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %. La part d’impôt sur le revenu (12,8 %) n’a pas changé. Le PFU global est ainsi passé de 30 % à 31,4 %. Ce relèvement vise les revenus soumis au PFU ; certains produits dont les prélèvements sociaux restent à 17,2 % (assurance-vie, PEL, CEL) conservent un total de 30 %.
Le grand intérêt du PFU est sa simplicité : un taux unique, proportionnel, quel que soit le montant du gain et quelle que soit sa nature. Que vous perceviez des dividendes d’actions, des intérêts d’un compte à terme ou que vous réalisiez une plus-value en vendant des titres, le calcul du PFU est identique : gain multiplié par 31,4 %. C’est ce que reproduit cet outil, en isolant la part d’impôt sur le revenu (12,8 %) et la part de prélèvements sociaux (18,6 %) pour que vous voyiez où va chaque euro.
Le PFU n’est toutefois pas obligatoire. Vous pouvez renoncer au prélèvement forfaitaire et opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option est globale : elle s’applique alors à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l’année. Elle peut être plus avantageuse si votre taux marginal d’imposition est faible, et elle ouvre, pour les dividendes, un abattement de 40 % sur le montant imposable à l’impôt sur le revenu (sous conditions). Cet outil ne calcule que le PFU au taux de 31,4 % ; il vous aide à chiffrer ce scénario de référence avant d’examiner, le cas échéant, l’option au barème (source : impots.gouv.fr, BOFiP).
Estimation indicative du PFU (flat tax) au taux de 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux), applicable depuis le 1er janvier 2026 aux revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts) et plus-values de valeurs mobilières. Les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 01/01/2026 (LFSS 2026). Vous pouvez opter pour l’imposition au barème progressif de l’IR (option globale), parfois plus avantageuse (avec abattement de 40 % sur les dividendes, sous conditions) — cet outil ne calcule que le PFU. Ne constitue pas un conseil fiscal. Source : impots.gouv.fr, BOFiP.
Formules
Taux PFU = 12,8 % (impôt sur le revenu) + 18,6 % (prélèvements sociaux) = 31,4 %Le taux de 31,4 % n’est qu’une addition : 12,8 % d’impôt sur le revenu forfaitaire et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ces deux parts sont prélevées ensemble mais correspondent à deux natures de prélèvement distinctes.
Impôt sur le revenu = gain brut x 12,8 %C’est la part « impôt » de la flat tax, prélevée à un taux forfaitaire unique, sans tenir compte des autres revenus du foyer (sauf option pour le barème progressif).
Prélèvements sociaux = gain brut x 18,6 %C’est la part « sociale » de la flat tax (CSG, CRDS et prélèvement de solidarité réunis). Elle est passée de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026 et s’applique aux revenus du capital quelle que soit l’option retenue pour l’impôt.
Flat tax = gain brut x 31,4 %C’est le montant total prélevé : la somme de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. C’est le chiffre mis en avant par l’outil.
Net = gain brut - flat tax = gain brut x 68,6 %Le net qui vous reste représente toujours 68,6 % du gain brut, puisque la flat tax en prélève 31,4 %.
Exemples
Un actionnaire perçoit 10 000 € de dividendes bruts et reste au PFU (pas d’option pour le barème). Le calcul est strictement proportionnel.
Impôt sur le revenu : 10 000 x 12,8 % = 1 280 €
Prélèvements sociaux : 10 000 x 18,6 % = 1 860 €
Flat tax totale : 10 000 x 31,4 % = 3 140 €
Montant net : 10 000 - 3 140 = 6 860 €La flat tax s’élève à 3 140 € (1 280 € d’impôt sur le revenu et 1 860 € de prélèvements sociaux), et il reste 6 860 € nets. C’est le scénario de référence : pour savoir s’il est optimal, il faudrait comparer avec l’option au barème progressif, qui ouvrirait un abattement de 40 % sur les dividendes.
Au PFU, l’abattement de 40 % sur les dividendes ne s’applique pas : il est réservé à l’option pour le barème progressif (source : impots.gouv.fr).
Un épargnant vend des actions détenues sur un compte-titres ordinaire et réalise une plus-value de 25 000 €. Le PFU s’applique de la même façon que pour des dividendes.
Impôt sur le revenu : 25 000 x 12,8 % = 3 200 €
Prélèvements sociaux : 25 000 x 18,6 % = 4 650 €
Flat tax totale : 25 000 x 31,4 % = 7 850 €
Montant net : 25 000 - 7 850 = 17 150 €La flat tax atteint 7 850 € et le gain net est de 17 150 €. Pour une plus-value mobilière, le taux du PFU est exactement le même que pour des dividendes ou des intérêts : 31,4 %, soit 12,8 % plus 18,6 %.
Il s’agit d’une plus-value de valeurs mobilières (vente de titres), à ne pas confondre avec la plus-value immobilière (vente d’un bien), qui relève d’un régime distinct.
Un titulaire d’un compte à terme perçoit 1 500 € d’intérêts. Les intérêts sont, comme les dividendes, des revenus de capitaux mobiliers soumis au PFU.
Impôt sur le revenu : 1 500 x 12,8 % = 192 €
Prélèvements sociaux : 1 500 x 18,6 % = 279 €
Flat tax totale : 1 500 x 31,4 % = 471 €
Montant net : 1 500 - 471 = 1 029 €La flat tax est de 471 € et il reste 1 029 € nets. Le taux unique de 31,4 % s’applique dès le premier euro d’intérêt, sans seuil ni tranche.
Les intérêts des livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) sont exonérés et ne sont donc pas concernés par le PFU ; cet outil vise les intérêts imposables (source : impots.gouv.fr).
Un investisseur réalise un gain brut de 100 000 € (dividendes ou plus-value). Le PFU restant proportionnel, le montant grandit mais le taux ne change pas.
Impôt sur le revenu : 100 000 x 12,8 % = 12 800 €
Prélèvements sociaux : 100 000 x 18,6 % = 18 600 €
Flat tax totale : 100 000 x 31,4 % = 31 400 €
Montant net : 100 000 - 31 400 = 68 600 €La flat tax s’élève à 31 400 € et le net à 68 600 €. Le taux reste de 31,4 % quel que soit le montant : contrairement au barème progressif, le PFU n’a pas de tranches. C’est précisément ce qui le rend parfois plus favorable aux gains élevés.
Le net représente toujours 68,6 % du brut au PFU, ici 68 600 € sur 100 000 €.
Cas d’usage pratiques
Avant de décider de la distribution de dividendes, un associé veut savoir ce qu’il percevra réellement. En saisissant le montant brut, l’outil affiche immédiatement la flat tax (31,4 %) et le net (68,6 %), avec le détail entre impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. C’est utile pour arbitrer entre se verser un dividende ou une rémunération, dont la fiscalité diffère.
Avant de céder des actions sur un compte-titres ordinaire, l’épargnant peut chiffrer la flat tax due sur la plus-value. Il visualise le total prélevé et le gain net, ce qui aide à calibrer le moment de la vente et le montant à conserver pour régler l’impôt. Le calcul est le même pour une plus-value que pour des dividendes ou des intérêts.
Le net affiché par l’outil constitue le scénario de référence au PFU. Un contribuable faiblement imposé peut alors se demander si l’option globale pour le barème progressif (avec abattement de 40 % sur les dividendes) lui serait plus favorable. L’outil ne calcule que le PFU, mais il fournit le point de comparaison de départ pour cet arbitrage.
Sur tout revenu du capital, 18,6 % partent en prélèvements sociaux depuis 2026, indépendamment de l’impôt. L’outil isole cette part : c’est utile pour comprendre que, même en optant pour le barème, les prélèvements sociaux restent dus. Vous distinguez ainsi clairement ce qui relève de l’impôt sur le revenu (12,8 % au PFU) et ce qui relève du social (18,6 %).
Décomposition de la flat tax (PFU 31,4 %) et exemples de montants
| Gain brut | Impôt sur le revenu (12,8 %) | Prélèvements sociaux (18,6 %) | Flat tax totale (31,4 %) | Net (68,6 %) |
|---|---|---|---|---|
| 1 000 € | 128 € | 186 € | 314 € | 686 € |
| 5 000 € | 640 € | 930 € | 1 570 € | 3 430 € |
| 10 000 € | 1 280 € | 1 860 € | 3 140 € | 6 860 € |
| 25 000 € | 3 200 € | 4 650 € | 7 850 € | 17 150 € |
| 50 000 € | 6 400 € | 9 300 € | 15 700 € | 34 300 € |
| 100 000 € | 12 800 € | 18 600 € | 31 400 € | 68 600 € |
Le taux global de 31,4 % se décompose toujours en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, quel que soit le montant et quelle que soit la nature du revenu (dividendes, intérêts, plus-values de valeurs mobilières). Le net représente 68,6 % du gain brut. Sources : impots.gouv.fr, BOFiP.