Aller au contenu

Calculateur de TJM freelance

Du TJM au chiffre d’affaires annuel et au revenu estimé après charges — fixez votre tarif journalier et projetez votre activité d’indépendant.

GratuitSans inscriptionCalcul instantané
Chiffre d'affaires annuel
109 000,00 €
Revenu estimé après charges
81 750,00 €
CA mensuel moyen
9 083,33 €
Jours facturés
218 jours
Comment ce calcul a-t-il été fait ?
Taux journalier moyen (TJM) = 500,00 €
Jours facturés par an = 218 jours
Taux de charges retranché = 25 %
Chiffre d'affaires annuel = TJM × jours = 500,00 × 218 = 109 000,00 €
CA mensuel moyen = CA annuel ÷ 12 = 109 000,00 ÷ 12 = 9 083,33 €
Revenu estimé après charges = CA annuel × (1 − taux de charges) = 109 000,00 × (1 − 25 %) = 81 750,00 €
Guide completTJM freelance : calculer son taux journalier et fixer son prix

Qu’est-ce que le TJM (taux journalier moyen) d’un freelance ?

Le TJM, ou taux journalier moyen, est le prix qu’un travailleur indépendant facture pour une journée de prestation. C’est l’unité de référence du freelance, du consultant et du prestataire en informatique, en conseil, en design ou en rédaction : plutôt que d’afficher un salaire mensuel, on annonce un tarif à la journée, hors taxes. Le TJM sert de base à tous les devis, à toutes les missions et à toute la projection de revenu. À partir de lui, on remonte au chiffre d’affaires annuel, puis, en retranchant les charges, au revenu réellement disponible. Cet outil fait ce chemin pour vous : vous saisissez votre TJM, le nombre de jours que vous pensez facturer dans l’année et un taux global de charges, et il affiche immédiatement votre chiffre d’affaires annuel, votre chiffre d’affaires mensuel moyen et une estimation de votre revenu après charges.

L’erreur la plus fréquente du freelance débutant est de multiplier son TJM par le nombre de jours ouvrés de l’année (environ 218 à 230 selon les années) et de croire que ce sera son chiffre d’affaires. En réalité, on ne facture jamais tous les jours ouvrés. Sur une année, il faut retrancher les congés (cinq semaines, soit environ 25 jours), les jours fériés non travaillés, mais surtout le temps non facturable : prospection commerciale, réponses aux appels d’offres, formation, comptabilité, administratif, et les périodes creuses entre deux missions. Un freelance bien installé facture en général entre 200 et 230 jours par an ; un indépendant qui démarre ou dont le carnet de commandes est irrégulier facture souvent beaucoup moins, parfois 150 jours ou moins. La valeur par défaut de 218 jours correspond à une hypothèse classique : environ 261 jours ouvrés, moins les congés et un volant de jours non facturés.

Le second piège est de confondre chiffre d’affaires et revenu. Le chiffre d’affaires, c’est l’argent encaissé par l’entreprise ; le revenu, c’est ce qui vous reste dans la poche une fois tout payé. Entre les deux, il y a les cotisations sociales (URSSAF, retraite, CSG-CRDS), l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés, les frais professionnels (logiciels, matériel, déplacements, assurance responsabilité civile professionnelle, local ou coworking), et parfois la TVA si vous y êtes assujetti. Selon votre statut, le poids cumulé de ces prélèvements varie énormément. C’est pourquoi l’outil vous laisse saisir un taux de charges global : à vous d’y mettre l’ordre de grandeur correspondant à votre situation, en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’une estimation.

Le statut juridique change tout. En micro-entreprise (micro-BNC ou micro-BIC), les cotisations sociales sont un pourcentage fixe du chiffre d’affaires, simple à appliquer mais sans déduction de frais réels. En EURL ou en SASU au régime réel, vous déduisez vos frais professionnels et vous arbitrez entre rémunération et dividendes, avec une fiscalité plus complexe mais souvent plus avantageuse au-delà d’un certain niveau de chiffre d’affaires. Le portage salarial transforme vos missions en salaire : la société de portage encaisse votre facturation, prélève des frais de gestion et l’ensemble des cotisations patronales et salariales, puis vous verse un salaire net — la sécurité du statut de salarié, mais un taux de charges plus élevé. Cet outil ne tranche pas entre ces options : il vous donne le cadre chiffré pour comparer, devis en main, et discuter ensuite avec un expert-comptable.

Cet outil fournit une estimation purement arithmétique. Le taux de charges réel dépend de votre statut (micro-entreprise, EURL à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu, SASU, portage salarial), de votre niveau de chiffre d’affaires, de l’ACRE éventuelle la première année, de votre régime de TVA et de vos frais professionnels effectifs. Les pourcentages proposés ici ne sont que des ordres de grandeur : un micro-entrepreneur en BNC, un gérant d’EURL et un salarié porté ne supportent ni les mêmes cotisations sociales ni la même fiscalité. Ce n’est ni un conseil fiscal, ni un conseil en gestion, ni une promesse de revenu. Pour chiffrer précisément votre situation, consultez un expert-comptable ou un conseiller spécialisé dans l’accompagnement des indépendants.

Formules

Chiffre d’affaires annuel
CA annuel = TJM × jours facturés
CA annuel = 500 € × 218 = 109 000 €

C’est le résultat principal : le chiffre d’affaires hors taxes que vous encaissez sur l’année si vous facturez le nombre de jours indiqué à votre TJM. Il ne s’agit pas encore de votre revenu.

Chiffre d’affaires mensuel moyen
CA mensuel = CA annuel ÷ 12
CA mensuel = 109 000 € ÷ 12 ≈ 9 083,33 €

Le chiffre d’affaires moyen par mois, lissé sur l’année entière (congés compris). En pratique, le freelance encaisse de façon irrégulière : certains mois sont pleins, d’autres vides. C’est une moyenne, pas un revenu mensuel garanti.

Revenu estimé après charges
Revenu = CA annuel × (1 − taux de charges ÷ 100)
Revenu = 109 000 € × (1 − 25 ÷ 100) = 109 000 × 0,75 = 81 750 €

Le revenu qu’il vous reste après avoir retranché un taux global de charges (cotisations sociales, impôt, frais professionnels). Le taux à saisir dépend de votre statut : il sert d’estimation, pas de calcul fiscal exact.

Estimer les jours facturés par an
Jours facturés ≈ jours ouvrés − congés − jours non facturables
Jours facturés ≈ 261 − 25 (congés) − 18 (prospection, formation, administratif) ≈ 218

Une année compte environ 261 jours ouvrés. En retirant cinq semaines de congés et le temps non facturable (prospection, intercontrats, formation, comptabilité), on tombe souvent autour de 200 à 220 jours réellement facturés.

Retrouver le TJM à partir d’un objectif de revenu
TJM ≈ revenu visé ÷ (1 − taux de charges) ÷ jours facturés
Pour 40 000 € de revenu, 25 % de charges, 200 jours : 40 000 ÷ 0,75 ÷ 200 ≈ 267 €

La formule inverse, utile pour fixer son tarif. On part du revenu net souhaité, on remonte au chiffre d’affaires nécessaire en tenant compte des charges, puis on divise par le nombre de jours facturables réalistes.

Exemples

Consultant junior en micro-entreprise

Une développeuse indépendante débute en micro-BNC. Elle facture 350 € par jour et estime pouvoir facturer 200 jours sur sa première année pleine. En micro-entreprise, on raisonne sur un taux de cotisations appliqué au chiffre d’affaires, sans déduction de frais ; on retient ici 25 % pour couvrir cotisations sociales et une part d’impôt et de frais.

TJM = 350 € Jours facturés = 200 jours Chiffre d’affaires annuel = 350 × 200 = 70 000 € CA mensuel moyen = 70 000 ÷ 12 ≈ 5 833,33 € Revenu estimé après charges = 70 000 × (1 − 0,25) = 52 500 €

Avec un TJM de 350 € et 200 jours facturés, le chiffre d’affaires atteint 70 000 € et le revenu estimé après charges environ 52 500 € sur l’année. Attention au plafond du régime micro-BNC : au-delà d’un certain chiffre d’affaires annuel, le statut de micro-entrepreneur n’est plus possible et il faut basculer au régime réel.

En micro-entreprise, le taux de cotisations sociales est forfaitaire et s’applique directement au chiffre d’affaires encaissé. L’ACRE peut réduire ces cotisations la première année. Aucun frais professionnel n’est déductible : le matériel et les logiciels restent à votre charge sur ce revenu.

Consultant senior en EURL au régime réel

Un consultant en gestion expérimenté facture 750 € par jour et facture 210 jours dans l’année via une EURL à l’impôt sur les sociétés. Au régime réel, le taux de charges est plus élevé car il inclut cotisations sociales du gérant, fiscalité et frais professionnels ; on retient ici 45 % comme ordre de grandeur global.

TJM = 750 € Jours facturés = 210 jours Chiffre d’affaires annuel = 750 × 210 = 157 500 € CA mensuel moyen = 157 500 ÷ 12 = 13 125 € Revenu estimé après charges = 157 500 × (1 − 0,45) = 86 625 €

Le chiffre d’affaires s’élève à 157 500 € et le revenu estimé après charges à environ 86 625 €. Au régime réel, le taux de charges paraît plus lourd, mais il intègre la déduction des frais professionnels et permet d’arbitrer entre rémunération et dividendes — un levier d’optimisation absent du régime micro.

Le taux de 45 % est volontairement large car il agrège des éléments très différents (cotisations, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu ou flat tax sur dividendes, frais). Seul un expert-comptable peut chiffrer précisément l’arbitrage rémunération / dividendes pour votre situation.

Freelance en portage salarial

Une cheffe de projet préfère le portage salarial pour conserver le statut de salariée. Elle facture 600 € par jour et réalise 215 jours de mission dans l’année. La société de portage prélève ses frais de gestion ainsi que l’ensemble des cotisations patronales et salariales ; le taux de charges global retenu est de 50 %.

TJM = 600 € Jours facturés = 215 jours Chiffre d’affaires annuel = 600 × 215 = 129 000 € CA mensuel moyen = 129 000 ÷ 12 = 10 750 € Revenu estimé après charges = 129 000 × (1 − 0,50) = 64 500 €

Le chiffre d’affaires facturé à la société de portage atteint 129 000 €, pour un revenu estimé d’environ 64 500 € après frais de gestion et cotisations. Le portage offre la sécurité du salariat (assurance chômage, retraite du régime général, mutuelle), au prix d’un taux de charges supérieur à celui d’une micro-entreprise.

En portage, le « revenu après charges » correspond grosso modo au salaire net imposable versé par la société de portage. Les frais de gestion (souvent 5 à 10 % du chiffre d’affaires) s’ajoutent aux cotisations sociales, ce qui explique un taux global élevé.

Indépendant à temps partiel ou en démarrage

Un graphiste démarre son activité en parallèle d’un autre engagement et ne facture que 120 jours dans l’année, à un TJM de 300 €. Il est en micro-entreprise et retient un taux de charges de 25 %. L’objectif est de mesurer ce que rapporte une activité encore partielle.

TJM = 300 € Jours facturés = 120 jours Chiffre d’affaires annuel = 300 × 120 = 36 000 € CA mensuel moyen = 36 000 ÷ 12 = 3 000 € Revenu estimé après charges = 36 000 × (1 − 0,25) = 27 000 €

Avec seulement 120 jours facturés, le chiffre d’affaires tombe à 36 000 € et le revenu estimé à 27 000 €. Cet exemple illustre l’effet majeur du nombre de jours facturés : à TJM identique, passer de 120 à 200 jours fait grimper le chiffre d’affaires de 36 000 € à 60 000 €. Le volume de missions compte autant que le tarif.

Pour un indépendant qui démarre, l’enjeu principal n’est pas tant le TJM que le remplissage du planning. Un TJM élevé sur un carnet de commandes vide rapporte moins qu’un TJM modéré sur une activité régulière.

Cas d’usage pratiques

Fixer son TJM avant de se lancer

Avant de quitter le salariat, on veut savoir quel tarif journalier permet de retrouver, voire de dépasser, son ancien salaire. Partez d’un objectif de revenu net annuel, ajoutez un taux de charges réaliste pour votre futur statut, puis testez plusieurs combinaisons de TJM et de jours facturés. L’outil montre tout de suite si l’objectif est atteignable avec un nombre de jours raisonnable.

Projeter son chiffre d’affaires annuel

Une fois lancé, on a besoin d’une projection annuelle pour piloter sa trésorerie, anticiper les cotisations et préparer sa déclaration. Saisissez votre TJM réel et une estimation prudente des jours que vous facturerez : vous obtenez un chiffre d’affaires annuel et un chiffre d’affaires mensuel moyen qui servent de repère tout au long de l’année.

Comparer freelance et salariat

Pour décider entre un poste salarié et une activité indépendante, il faut comparer ce qui est comparable : un salaire net face à un revenu après charges. Calculez le revenu estimé que votre TJM dégage après charges, puis confrontez-le au salaire net du poste envisagé — sans oublier que le freelance n’a ni congés payés, ni mutuelle d’entreprise, ni sécurité de l’emploi équivalente.

Comparer micro-entreprise, réel et portage

Le même TJM ne donne pas le même revenu selon le statut. En faisant varier le taux de charges (par exemple 25 % en micro, 45 % au réel, 50 % en portage), vous mesurez l’écart de revenu net pour un chiffre d’affaires identique. C’est un point de départ chiffré pour une discussion approfondie avec un expert-comptable.

Préparer un devis et négocier une mission

Face à un client qui raisonne en budget global ou en équivalent salaire, il est utile de traduire un TJM en coût annuel et inversement. L’outil aide à justifier un tarif journalier en montrant la part absorbée par les charges et le temps non facturable, et à vérifier qu’une mission longue à TJM réduit reste rentable.

Questions fréquentes

⚠️ Ces résultats sont indicatifs et ne constituent pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Vérifiez auprès d'un professionnel (conseiller, expert-comptable, banque). En savoir plus.