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Calcul au prorata temporis

Calculez la part d’un montant correspondant aux jours réellement concernés sur une période complète.

GratuitSans inscriptionCalcul instantané
Montant au prorata
560,00 €
Part de la période
70 %
Montant journalier
26,67 €
Jours pris en compte
21 / 30 jours
Comment ce calcul a-t-il été fait ?
Montant pour la période complète = 800,00 €
Jours de la période complète = 30 jours
Jours réellement pris en compte = 21 jours
Montant journalier = montant ÷ jours totaux = 800,00 ÷ 30 = 26,67 €
Part de la période = jours réels ÷ jours totaux × 100 = 21 ÷ 30 × 100 = 70 %
Montant au prorata = montant × jours réels ÷ jours totaux = 800,00 × 21 ÷ 30 = 560,00 €

Qu’est-ce que le calcul au prorata temporis ?

Le calcul au prorata temporis (expression latine signifiant « en proportion du temps écoulé ») consiste à ramener un montant prévu pour une période complète à la fraction de cette période réellement concernée. Plutôt que de payer ou de facturer une somme entière, on ne retient que la part correspondant aux jours effectivement occupés, travaillés, couverts ou consommés. C’est l’un des calculs les plus courants de la vie quotidienne et professionnelle : un locataire qui entre dans un logement en cours de mois ne paie pas le mois entier, un salarié embauché le 15 ne touche pas un salaire complet, un abonnement résilié en milieu de période n’est remboursé que pour la part non utilisée.

Le principe est une simple règle de trois appliquée au temps. On part de trois éléments : le montant pour la période complète (par exemple un loyer mensuel de 800 €), le nombre de jours de cette période complète (30 jours pour un mois, ou 365 pour une année), et le nombre de jours réellement pris en compte (par exemple 21 jours d’occupation). Le montant au prorata s’obtient en multipliant le montant complet par le rapport entre les jours réels et les jours totaux : 800 × 21 / 30 = 560 €. On déduit aussi le montant journalier (800 / 30 = 26,67 €) et la part de la période exprimée en pourcentage (21 / 30 = 70 %).

La difficulté n’est pas dans le calcul lui-même, mais dans le choix de la base de décompte. Faut-il compter le mois sur 30 jours (base commerciale), sur le nombre réel de jours du mois (28, 29, 30 ou 31), ou rapporter à l’année entière de 365 jours ? Selon la convention retenue, le résultat varie légèrement. Pour un loyer, l’usage le plus fréquent en France est le prorata sur le nombre de jours réels du mois concerné ; pour une prime annuelle, la base est souvent l’année de 365 jours ; pour un salaire mensuel, la convention collective ou l’accord d’entreprise fixe la méthode (jours calendaires, jours ouvrés, ou trentièmes).

Cet outil calcule le prorata à partir de la base que vous choisissez : indiquez simplement le nombre de jours de la période complète qui correspond à votre situation (30, 31, 365…) et le nombre de jours réels. Le résultat est immédiat : montant au prorata, montant journalier et part de la période en pourcentage. Si le nombre de jours réels dépasse celui de la période complète, le calcul aboutit tout de même et la part dépasse 100 % — utile pour vérifier une régularisation ou un trop-perçu.

Ce calcul au prorata est purement indicatif. Les règles exactes de proratisation dépendent du contrat applicable — bail, convention collective, contrat d’assurance, conditions générales d’abonnement — et surtout de la méthode de décompte des jours retenue (base 30 jours, jours réels du mois, ou base annuelle de 365 jours). Pour un loyer, un salaire, une prime ou une cotisation, vérifiez toujours la clause contractuelle ou consultez votre bailleur, votre service paie, votre assureur ou un professionnel du droit. En cas de litige, c’est la convention applicable qui prime, pas le calcul arithmétique.

Formules

Montant au prorata
Montant au prorata = Montant × (Jours réels ÷ Jours totaux)
Montant au prorata = 800 € × (21 ÷ 30) = 560 €

C’est le résultat principal : la part du montant complet correspondant aux jours réellement concernés. Le montant complet est celui prévu pour la période entière (mois, année…).

Montant journalier
Montant journalier = Montant ÷ Jours totaux
Montant journalier = 800 € ÷ 30 = 26,67 €

La valeur d’une journée sur la période complète. Multiplié par le nombre de jours réels, il redonne le montant au prorata. Utile pour facturer ou rembourser au jour près.

Part de la période (pourcentage)
Part de la période = (Jours réels ÷ Jours totaux) × 100
Part de la période = (21 ÷ 30) × 100 = 70 %

La fraction de la période effectivement prise en compte, exprimée en pourcentage. À 100 %, la période est complète ; au-delà de 100 %, les jours réels dépassent la période de référence.

Choix de la base de décompte (jours totaux)
Jours totaux = 30 (base commerciale) | jours réels du mois (28-31) | 365 (base annuelle)

Le résultat dépend de la base choisie. Pour un loyer, l’usage français privilégie le nombre réel de jours du mois ; pour une prime annuelle, l’année de 365 jours ; pour un salaire, la convention collective fixe la règle (jours calendaires, ouvrés ou trentièmes).

Exemples

Loyer d’entrée : emménagement en cours de mois

Un locataire emménage le 10 d’un mois de 30 jours. Le loyer mensuel est de 900 € charges comprises. Il occupe donc le logement du 10 au 30 inclus, soit 21 jours. Combien doit-il payer pour ce premier mois incomplet ?

Montant pour la période complète = 900 € Jours de la période complète = 30 jours Jours réels d’occupation = 21 jours (du 10 au 30 inclus) Montant journalier = 900 ÷ 30 = 30 € Montant au prorata = 900 × (21 ÷ 30) = 630 € Part de la période = (21 ÷ 30) × 100 = 70 %

Le locataire paie 630 € pour ce premier mois partiel, au lieu de 900 €. Il économise les 9 premiers jours du mois (270 €) pendant lesquels il n’occupait pas encore le logement. Le bail mentionne en général la méthode de calcul du prorata d’entrée et de sortie.

Attention : si le bail compte le mois sur le nombre réel de jours (ici 30), le résultat est celui ci-dessus. Sur un mois de 31 jours, le journalier serait de 900 ÷ 31 = 29,03 € et le prorata de 21 jours = 609,68 €.

Prime annuelle au prorata du temps de présence

Un salarié embauché le 15 juin perçoit une prime annuelle de 1 200 €, versée au prorata de son temps de présence dans l’entreprise sur l’année civile. Du 15 juin au 31 décembre, il est présent 200 jours sur les 365 de l’année.

Montant pour la période complète = 1 200 € (prime annuelle pleine) Jours de la période complète = 365 jours (année civile) Jours réels de présence = 200 jours Montant journalier = 1 200 ÷ 365 = 3,29 € Montant au prorata = 1 200 × (200 ÷ 365) = 657,53 € Part de la période = (200 ÷ 365) × 100 = 54,79 %

Le salarié perçoit 657,53 € de prime, soit environ 54,79 % de la prime pleine, en proportion de ses 200 jours de présence. La base annuelle de 365 jours est l’usage courant pour proratiser une prime annuelle, mais certaines conventions retiennent les mois entiers ou les jours ouvrés.

Abonnement mensuel résilié en cours de période

Un abonné résilie un service à 29,99 € par mois après 12 jours d’utilisation sur un cycle de facturation de 30 jours. Le fournisseur rembourse la part non consommée. Quelle somme correspond aux 12 jours utilisés ?

Montant pour la période complète = 29,99 € Jours de la période complète = 30 jours Jours réels d’utilisation = 12 jours Montant journalier = 29,99 ÷ 30 = 1,00 € Montant au prorata = 29,99 × (12 ÷ 30) = 12,00 € Part de la période = (12 ÷ 30) × 100 = 40 %

Les 12 jours utilisés correspondent à 12,00 € (40 % du mois). Le remboursement éventuel porte sur la part non consommée, soit 29,99 − 12,00 = 17,99 €. Tous les contrats ne prévoient pas de remboursement au prorata : certains abonnements sont dus jusqu’à la fin du cycle en cours.

Depuis la résiliation facilitée en ligne, de nombreux contrats reconductibles permettent une résiliation à tout moment ; le remboursement au prorata des sommes versées d’avance est alors souvent prévu.

Salaire d’un mois incomplet (entrée en cours de mois)

Un salarié au salaire mensuel brut de 2 400 € est embauché le 16 d’un mois de 30 jours. Son employeur applique la méthode des jours calendaires : il est présent du 16 au 30 inclus, soit 15 jours sur 30.

Montant pour la période complète = 2 400 € Jours de la période complète = 30 jours Jours réels de présence = 15 jours Montant journalier = 2 400 ÷ 30 = 80 € Montant au prorata = 2 400 × (15 ÷ 30) = 1 200 € Part de la période = (15 ÷ 30) × 100 = 50 %

Le salarié perçoit 1 200 € brut pour ce premier mois, soit 50 % du salaire plein. La méthode des jours calendaires (sur 30) est l’une des trois retenues en paie ; les deux autres (jours ouvrés réels et méthode des trentièmes) peuvent donner un résultat différent selon le mois.

Le bulletin de paie doit indiquer la méthode de proratisation. En l’absence de disposition conventionnelle, l’employeur retient la méthode la plus favorable au salarié sur l’ensemble du mois.

Cas d’usage pratiques

Loyer d’entrée et de sortie d’un logement

Quand un locataire emménage ou déménage en cours de mois, il ne paie que les jours d’occupation effective. Saisissez le loyer mensuel, le nombre de jours du mois concerné (28 à 31) et le nombre de jours occupés. Le résultat donne le loyer au prorata à régler. La même logique s’applique aux charges et à la régularisation de fin de location.

Embauche ou départ d’un salarié en cours de mois

Un salarié embauché ou quittant l’entreprise en milieu de mois perçoit un salaire proratisé. Indiquez le salaire mensuel plein, le nombre de jours de la base retenue (30 jours calendaires, ou le nombre réel de jours) et les jours de présence. Vérifiez la méthode appliquée par le service paie : jours calendaires, jours ouvrés ou méthode des trentièmes.

Prime, 13e mois et avantages au prorata

Primes annuelles, 13e mois, intéressement, participation : ces sommes sont fréquemment versées au prorata du temps de présence sur la période de référence. Utilisez l’année (365 jours) comme période complète et le nombre de jours de présence pour estimer le montant dû. La convention collective ou l’accord d’entreprise précise la base exacte.

Cotisations et primes d’assurance

À la souscription ou à la résiliation d’un contrat d’assurance (auto, habitation, mutuelle), la prime est calculée au prorata de la période de couverture. En cas de résiliation, l’assureur rembourse la part de cotisation correspondant à la période non courue. Indiquez la prime annuelle, 365 jours et le nombre de jours de couverture restants ou écoulés.

Abonnements et services résiliés

Box internet, abonnement logiciel, salle de sport, presse : en cas de résiliation en cours de cycle, le remboursement éventuel se calcule au prorata des jours non consommés. Saisissez le montant du cycle, sa durée en jours et les jours utilisés pour connaître la part due ou remboursable. Vérifiez que le contrat prévoit bien un remboursement au prorata.

Questions fréquentes

⚠️ Ces résultats sont indicatifs et ne constituent pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Vérifiez auprès d'un professionnel (conseiller, expert-comptable, banque). En savoir plus.