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Calcul du rendement locatif

Calculez la rentabilité brute et nette d’un investissement locatif à partir du prix d’achat, du loyer mensuel et des charges annuelles.

GratuitSans inscriptionCalcul instantané
Rendement affiché
Rendement brut
4,80 %
Rendement brut
4,8 %
Rendement net
4,05 %
Loyer annuel
9 600,00 €
Comment ce calcul a-t-il été fait ?
Prix d'achat = 200 000,00 €
Loyer mensuel = 800,00 €
Charges annuelles = 1 500,00 €
Loyer annuel = loyer × 12 = 800,00 × 12 = 9 600,00 €
Rendement brut = loyer annuel ÷ prix × 100 = 9 600,00 ÷ 200 000,00 × 100 = 4,80 %
Rendement net = (loyer annuel − charges) ÷ prix × 100 = (9 600,00 − 1 500,00) ÷ 200 000,00 × 100 = 4,05 %
Guide completRendement locatif : brut, net, net-net — le vrai calcul

Qu’est-ce que le rendement locatif ?

Le rendement locatif (ou rentabilité locative) mesure le rapport entre les loyers perçus sur un an et le prix d’achat d’un bien immobilier, exprimé en pourcentage. C’est l’indicateur de référence pour comparer rapidement plusieurs investissements locatifs entre eux : à prix d’achat égal, un bien qui génère plus de loyer affiche un meilleur rendement. C’est souvent le premier filtre utilisé par un investisseur pour écarter ou retenir une annonce.

On distingue trois niveaux de finesse. Le rendement brut rapporte simplement le loyer annuel au prix d’achat : c’est le calcul le plus rapide, idéal pour un premier tri, mais il ignore toutes les charges. Le rendement net (parfois appelé net de charges) déduit du loyer annuel les charges récurrentes non récupérables : taxe foncière, charges de copropriété, assurance propriétaire non occupant (PNO), frais de gestion locative. Le rendement net-net (ou net d’impôt) va plus loin en intégrant la fiscalité applicable (revenus fonciers au régime réel ou micro-foncier, statut LMNP, prélèvements sociaux) — c’est le seul qui reflète ce qui reste réellement dans la poche de l’investisseur.

Ce calculateur fournit le rendement brut et le rendement net à partir du prix d’achat, du loyer mensuel et des charges annuelles que vous saisissez. Le rendement brut donne une première mesure comparable d’un bien à l’autre ; le rendement net, plus réaliste, tient compte de vos charges. En pratique, un rendement brut est presque toujours supérieur au rendement net, lui-même supérieur au rendement net-net — il est donc essentiel de toujours préciser de quel rendement on parle lorsqu’on compare deux opérations.

À titre de repère, un rendement brut compris entre 4 % et 7 % est souvent considéré comme correct sur le marché français : en dessous de 4 %, on retrouve les biens en zone tendue (grandes métropoles, où la plus-value à la revente prime) ; au-dessus de 7 %, on entre dans des marchés plus risqués (petites villes, vacance locative plus fréquente, immeubles de rapport). Le bon rendement dépend toujours du couple risque/objectif de l’investisseur.

Les résultats fournis sont une estimation indicative du rendement locatif brut et net. Ils n’intègrent ni la fiscalité (impôt sur les revenus fonciers ou régime LMNP, prélèvements sociaux), ni la vacance locative, ni les travaux, ni les frais d’acquisition (notaire, agence) ou de financement (intérêts d’emprunt, assurance). Ce calcul ne constitue pas un conseil en investissement. Pour une analyse complète de la rentabilité nette-nette et du cash-flow, consultez un conseiller en gestion de patrimoine ou un expert-comptable.

Formules

Loyer annuel
Loyer annuel = Loyer mensuel × 12
Loyer annuel = 800 € × 12 = 9 600 €
Rendement locatif brut
Rendement brut = (Loyer annuel / Prix d’achat) × 100
Rendement brut = (9 600 / 200 000) × 100 = 4,80 %
Rendement locatif net (net de charges)
Rendement net = ((Loyer annuel − Charges annuelles) / Prix d’achat) × 100
Rendement net = ((9 600 − 1 500) / 200 000) × 100 = 4,05 %

Les charges retenues sont les charges récurrentes non récupérables : taxe foncière, charges de copropriété restant à la charge du propriétaire, assurance PNO, frais de gestion.

Prix d’achat maximum pour un rendement brut cible
Prix max = (Loyer annuel / Rendement brut cible) × 100
Prix max = (9 600 / 6) × 100 = 160 000 € (pour viser 6 % brut)
Loyer mensuel minimum pour un rendement brut cible
Loyer mensuel = (Prix d’achat × Rendement brut cible / 100) / 12
Loyer mensuel = (200 000 × 5 / 100) / 12 = 833,33 € (pour viser 5 % brut)
Rendement net-net (indicatif, hors de ce calcul)
Rendement net-net = ((Loyer annuel − Charges − Impôts) / Prix d’achat) × 100

Le net-net déduit en plus l’impôt sur les revenus fonciers ou LMNP et les prélèvements sociaux. Il n’est pas calculé ici car il dépend de votre tranche marginale d’imposition et du régime fiscal choisi.

Exemples

Appartement classique : prix 200 000 €, loyer 800 €, charges 1 500 €

Un investisseur achète un appartement 200 000 € qu’il loue 800 € par mois. Ses charges annuelles non récupérables (taxe foncière, copropriété, assurance PNO) s’élèvent à 1 500 €.

Loyer annuel = 800 × 12 = 9 600 € Rendement brut = (9 600 / 200 000) × 100 = 4,80 % Loyer net de charges = 9 600 − 1 500 = 8 100 € Rendement net = (8 100 / 200 000) × 100 = 4,05 %

Le rendement brut est de 4,80 % et le rendement net de 4,05 %. L’écart de 0,75 point correspond au poids des charges (1 500 € par an, soit 15,6 % du loyer). C’est un profil typique d’investissement en zone urbaine moyenne : un rendement net supérieur à 4 % y est satisfaisant. Reste à intégrer la fiscalité pour obtenir le rendement net-net réel.

Studio en province à fort rendement : prix 95 000 €, loyer 600 €, charges 1 400 €

Un investisseur cible un studio de centre-ville en ville moyenne, acheté 95 000 € et loué 600 € par mois (meublé, étudiant). Charges annuelles : 1 400 €.

Loyer annuel = 600 × 12 = 7 200 € Rendement brut = (7 200 / 95 000) × 100 = 7,58 % Loyer net de charges = 7 200 − 1 400 = 5 800 € Rendement net = (5 800 / 95 000) × 100 = 6,11 %

Avec 7,58 % brut et 6,11 % net, ce studio offre un rendement nettement supérieur à la moyenne. C’est cohérent avec un bien à petit prix en ville moyenne, mais il faut pondérer ce chiffre par le risque de vacance locative plus élevé (rotation étudiante) et la fiscalité du meublé (LMNP), souvent avantageuse. Un rendement brut au-delà de 7 % invite toujours à vérifier la tension locative réelle du secteur.

Appartement parisien à faible rendement : prix 350 000 €, loyer 1 100 €, charges 3 200 €

Un investisseur achète un deux-pièces à Paris 350 000 €, loué 1 100 € par mois. Charges annuelles élevées (copropriété ancienne, taxe foncière, PNO) : 3 200 €.

Loyer annuel = 1 100 × 12 = 13 200 € Rendement brut = (13 200 / 350 000) × 100 = 3,77 % Loyer net de charges = 13 200 − 3 200 = 10 000 € Rendement net = (10 000 / 350 000) × 100 = 2,86 %

Le rendement brut de 3,77 % et net de 2,86 % est faible — caractéristique des marchés très tendus comme Paris. Dans ce type d’opération, l’investisseur ne mise pas sur le rendement courant mais sur la sécurité locative (vacance quasi nulle) et l’espérance de plus-value à la revente. Comparer ce bien à un studio de province à 7 % brut n’a de sens qu’en intégrant l’horizon de détention et la stratégie patrimoniale.

Comparer deux biens à budget égal

Un investisseur dispose de 150 000 € et hésite entre le bien A (loué 700 €/mois, charges 1 800 €) et le bien B (loué 780 €/mois, charges 2 600 €). Même prix d’achat de 150 000 €.

Bien A — loyer annuel = 8 400 € ; brut = (8 400 / 150 000) × 100 = 5,60 % ; net = ((8 400 − 1 800) / 150 000) × 100 = 4,40 % Bien B — loyer annuel = 9 360 € ; brut = (9 360 / 150 000) × 100 = 6,24 % ; net = ((9 360 − 2 600) / 150 000) × 100 = 4,51 %

Le bien B affiche un meilleur rendement brut (6,24 % contre 5,60 %), mais l’écart se resserre fortement au net (4,51 % contre 4,40 %) à cause de ses charges plus lourdes. C’est l’illustration parfaite du piège du rendement brut : un loyer plus élevé peut être en partie absorbé par des charges supérieures. Toujours comparer au net — et idéalement au net-net après impôt.

Cas d’usage pratiques

Évaluer un investissement locatif avant l’achat

Avant de signer un compromis, calculer le rendement permet de vérifier que l’opération tient ses promesses. Saisissez le prix d’achat affiché (idéalement frais de notaire inclus pour un calcul plus prudent), le loyer de marché réaliste (et non le loyer optimiste de l’annonce) et vos charges annuelles estimées. Un rendement net cohérent avec votre objectif valide la poursuite du dossier ; un rendement trop faible invite à renégocier le prix ou à passer son chemin.

Comparer plusieurs biens entre eux

Le rendement locatif est l’unité de comparaison la plus simple pour mettre en concurrence plusieurs annonces. Calculez le rendement net de chaque bien candidat avec les mêmes hypothèses de charges, puis classez-les. Attention : ne comparez jamais le brut d’un bien au net d’un autre. Et gardez en tête qu’un rendement plus élevé s’accompagne souvent d’un risque plus élevé (vacance, impayés, localisation).

Fixer un loyer cible ou un prix d’achat maximum

En partant d’un rendement brut objectif (par exemple 6 %), vous pouvez déduire le prix d’achat maximum à ne pas dépasser : Prix max = (loyer annuel / 6) × 100. Inversement, à prix d’achat fixé, vous obtenez le loyer mensuel minimum nécessaire pour atteindre votre cible. C’est un outil de négociation puissant face à un vendeur ou une agence.

Analyser un immeuble de rapport

Pour un immeuble entier ou plusieurs lots, additionnez l’ensemble des loyers mensuels pour obtenir le loyer global, puis cumulez toutes les charges annuelles (taxe foncière, entretien des parties communes, assurance, gestion). Le rendement obtenu reflète la performance globale de l’immeuble. Les immeubles de rapport affichent souvent des rendements bruts élevés (7-10 %) mais exigent une gestion plus active et une réserve pour travaux importante.

Préparer le passage au calcul du cash-flow

Le rendement net ne dit pas si l’opération s’autofinance. Pour cela, il faut comparer les loyers encaissés à l’ensemble des sorties d’argent : mensualité de crédit, charges, fiscalité. Utilisez ce calculateur pour le rendement, puis poursuivez avec une simulation de mensualité de crédit et de capacité d’emprunt pour estimer votre cash-flow mensuel — positif (l’investissement génère de la trésorerie) ou négatif (il faut un effort d’épargne chaque mois).

Questions fréquentes

⚠️ Ces résultats sont indicatifs et ne constituent pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Vérifiez auprès d'un professionnel (conseiller, expert-comptable, banque). En savoir plus.