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Fiscalité d'un rachat d'assurance-vie

Estimez l’impôt et les prélèvements sociaux sur un rachat d’assurance-vie, selon l’ancienneté du contrat, votre situation et le montant des primes.

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Mis à jour le

Impôt total estimé
1 137,00 €
Impôt sur le revenu
105,00 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)
1 032,00 €
Montant net perçu
13 863,00 €
Quote-part de gains imposable
6 000,00 €

Répartition du rachat

  • Montant net perçu13 863,00 €
  • Impôt sur le revenu105,00 €
  • Prélèvements sociaux (17,2 %)1 032,00 €

Les prélèvements sociaux (17,2 %) portent sur la totalité de la quote-part de gains : l'abattement après 8 ans (4 600 € seul / 9 200 € couple) ne réduit que l'impôt sur le revenu.

Comment ce calcul a-t-il été fait ?
Gains totaux du contrat = valeur − versements = 50 000,00 € − 30 000,00 € = 20 000,00 €
Quote-part de gains comprise dans le rachat = rachat × (gains / valeur) = 6 000,00 €

Abattement après 8 ans (personne seule) = 4 600,00 €
Base imposable à l'impôt sur le revenu = max(0, quote-part − abattement) = 1 400,00 €
Impôt sur le revenu = base × 7,5 % = 105,00 €
Prélèvements sociaux = quote-part × 17,2 % = 1 032,00 €  (sur la TOTALITÉ des gains — l'abattement ne réduit que l'impôt sur le revenu)

Impôt total = impôt sur le revenu + prélèvements sociaux = 105,00 € + 1 032,00 € = 1 137,00 €
Montant net perçu = rachat − impôt total = 15 000,00 € − 1 137,00 € = 13 863,00 €

Estimation. Pour un fonds en euros, les prélèvements sociaux sont souvent déjà prélevés au fil de l'eau : ceux dus au rachat le sont sous réserve de ceux déjà payés. La fiscalité en cas de décès (transmission) relève d'un régime distinct, non couvert ici. Ceci n'est pas un conseil en investissement ou fiscal.

Comment est imposé un rachat d’assurance-vie ?

Un rachat d’assurance-vie est un retrait, total ou partiel, des sommes placées sur votre contrat. Le point essentiel à comprendre est que le capital que vous avez versé — vos primes — n’est jamais imposé : seuls les gains, c’est-à-dire les intérêts et plus-values produits par le contrat, le sont. Lorsque vous effectuez un rachat partiel, le retrait se compose à la fois d’une part de capital et d’une part de gains ; on calcule alors la quote-part de gains comprise dans le rachat, et c’est uniquement sur cette quote-part que porte l’impôt.

Le seuil des huit ans joue un rôle central. Tant que le contrat a moins de huit ans, la quote-part de gains relève par défaut du prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d’impôt sur le revenu auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total. À partir de huit ans, le régime devient nettement plus favorable : vous bénéficiez chaque année d’un abattement de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune) sur la quote-part de gains, et la fraction imposable restante est taxée à 7,5 % seulement au titre de l’impôt sur le revenu, pour les primes n’excédant pas 150 000 €.

Un point revient souvent et mérite d’être posé d’emblée : les prélèvements sociaux de 17,2 % portent sur la TOTALITÉ de la quote-part de gains, même après huit ans. L’abattement de 4 600 € ou 9 200 € ne réduit que l’impôt sur le revenu, jamais les prélèvements sociaux. Autrement dit, même lorsque l’abattement annule entièrement l’impôt sur le revenu, les 17,2 % de prélèvements sociaux restent dus sur l’ensemble des gains rachetés. Cet outil reconstitue ce calcul pas à pas, mais le résultat demeure une estimation indicative.

Cette estimation est indicative. Sur un fonds en euros, les prélèvements sociaux sont souvent déjà prélevés au fil de l’eau, chaque année, sur les intérêts inscrits : les prélèvements sociaux dus au moment du rachat le sont alors sous réserve de ceux déjà payés, si bien que le montant réellement prélevé peut être inférieur à celui affiché ici. Cet outil couvre le régime des primes versées depuis le 27/09/2017 (prélèvement forfaitaire unique) ; l’option pour le barème de l’impôt sur le revenu est possible et globale pour l’année. Les régimes antérieurs (anciens prélèvements forfaitaires libératoires de 35 %, 15 % ou 7,5 % selon l’ancienneté) ne sont pas détaillés ici. La fiscalité en cas de décès, c’est-à-dire la transmission du capital aux bénéficiaires (articles 990 I et 757 B du CGI), est un calcul DISTINCT, non couvert par cet outil. Ceci ne constitue pas un conseil en investissement ni un conseil fiscal personnalisé. Référence : art. 125-0 A du CGI, BOFiP.

Impôt sur un rachat d’assurance-vie après 8 ans (exemple)
Impôt sur un rachat d’assurance-vie après 8 ans (exemple)Schéma du calcul de l'impôt sur un rachat d'assurance-vie après 8 ans pour une personne seule : une quote-part de gains de 6 000 euros, diminuée de l'abattement annuel de 4 600 euros, laisse une base imposable de 1 400 euros taxée à 7,5 pour cent, soit 105 euros d'impôt sur le revenu ; les prélèvements sociaux de 17,2 pour cent s'appliquent sur la totalité des 6 000 euros de gains, soit 1 032 euros ; l'impôt total estimé s'élève à 1 137 euros.Quote-part de gains6 000 €Abattement (8 ans, seul)− 4 600 €Base imposable à l’impôt1 400 €Impôt total1 137 €
Impôt sur le revenu : base 1 400 € × 7,5 % = 105 €. Prélèvements sociaux : 17,2 % sur la totalité des 6 000 € de gains = 1 032 € — l’abattement ne réduit que l’impôt sur le revenu, jamais les prélèvements sociaux. Impôt total = 105 € + 1 032 € = 1 137 €.

Formules

Quote-part de gains comprise dans le rachat
Quote-part = rachat × (gains totaux / valeur du contrat)
15 000 € × (20 000 € / 50 000 €) = 6 000 €

Les gains totaux sont égaux à la valeur du contrat diminuée du total des versements (jamais négatif). Un rachat partiel se compose d’une part de capital et d’une part de gains ; seule la quote-part de gains est imposée. Pour un rachat total, la quote-part correspond à la totalité des gains. Le capital compris dans le rachat n’est jamais imposé.

Imposition avant 8 ans (prélèvement forfaitaire unique)
Impôt = quote-part × 12,8 % (IR) + quote-part × 17,2 % (PS) = quote-part × 30 %
5 000 € × 12,8 % = 640,00 € + 5 000 € × 17,2 % = 860,00 € → 1 500,00 €

Avant huit ans, la quote-part de gains relève par défaut du prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total. Aucun abattement ne s’applique avant huit ans. L’option pour le barème de l’impôt sur le revenu reste possible, globalement pour l’année.

Imposition après 8 ans (abattement puis 7,5 %)
Base IR = max(0 ; quote-part − abattement) ; IR = base × 7,5 % ; PS = quote-part × 17,2 %
Base (6 000 € − 4 600 €) = 1 400 € × 7,5 % = 105,00 € ; PS 6 000 € × 17,2 % = 1 032,00 €

À partir de huit ans, l’abattement annuel est de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Il ne s’applique qu’à l’impôt sur le revenu, calculé à 7,5 % sur la base restante. Les prélèvements sociaux de 17,2 % portent sur la TOTALITÉ de la quote-part, sans bénéficier de l’abattement.

Seuil des 150 000 € de primes (7,5 % ou 12,8 %)
IR après 8 ans = 7,5 % sur les gains des primes ≤ 150 000 € ; 12,8 % au-delà
Primes 200 000 € → 75 % des gains imposés à 7,5 %, 25 % à 12,8 %

Après huit ans, le taux d’impôt sur le revenu de 7,5 % ne s’applique qu’à la fraction des gains correspondant aux primes ne dépassant pas 150 000 € (tous contrats confondus, nettes de rachats). La fraction des gains correspondant aux primes au-delà de 150 000 € est taxée à 12,8 %. Les prélèvements sociaux restent de 17,2 % dans tous les cas.

Exemples

Après 8 ans, personne seule, petits gains

Un contrat de plus de huit ans vaut 10 000 €, pour 8 000 € de versements. L’épargnant procède à un rachat total ; il est imposé seul.

Gains totaux : 10 000 € − 8 000 € = 2 000 € Rachat total → quote-part de gains = 2 000 € Abattement personne seule (8 ans) : 4 600 € ; il couvre toute la quote-part → base IR = max(0 ; 2 000 € − 4 600 €) = 0 € Impôt sur le revenu : 0 € Prélèvements sociaux : 2 000 € × 17,2 % = 344,00 € Impôt total : 0 € + 344,00 € = 344,00 €

L’impôt total estimé s’élève à 344,00 €, intégralement constitué de prélèvements sociaux. L’abattement de 4 600 € annule l’impôt sur le revenu, mais il ne réduit PAS les 344 € de prélèvements sociaux, qui portent sur la totalité des 2 000 € de gains. Sur un fonds en euros, une partie de ces prélèvements sociaux a pu être déjà payée au fil de l’eau, ce qui réduirait le montant réellement prélevé au rachat.

Avant 8 ans, prélèvement forfaitaire unique

Un contrat de moins de huit ans vaut 20 000 €, pour 15 000 € de versements. L’épargnant procède à un rachat total.

Gains totaux : 20 000 € − 15 000 € = 5 000 € Rachat total → quote-part de gains = 5 000 € Aucun abattement avant huit ans Impôt sur le revenu : 5 000 € × 12,8 % = 640,00 € Prélèvements sociaux : 5 000 € × 17,2 % = 860,00 € Impôt total : 640,00 € + 860,00 € = 1 500,00 €

L’impôt total estimé ressort à 1 500,00 €, soit 30 % des 5 000 € de gains : c’est le prélèvement forfaitaire unique (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Avant huit ans, aucun abattement n’intervient. Attendre le huitième anniversaire du contrat aurait ouvert droit à l’abattement annuel et au taux réduit de 7,5 %.

Après 8 ans, couple marié ou pacsé

Un contrat de plus de huit ans vaut 50 000 €, pour 35 000 € de versements. Le couple, marié ou pacsé et soumis à imposition commune, procède à un rachat total.

Gains totaux : 50 000 € − 35 000 € = 15 000 € Rachat total → quote-part de gains = 15 000 € Abattement couple (8 ans) : 9 200 € → base IR = 15 000 € − 9 200 € = 5 800 € Impôt sur le revenu : 5 800 € × 7,5 % = 435,00 € Prélèvements sociaux : 15 000 € × 17,2 % = 2 580,00 € (sur la totalité) Impôt total : 435,00 € + 2 580,00 € = 3 015,00 €

L’impôt total estimé est de 3 015,00 €. L’abattement de 9 200 € réduit l’assiette de l’impôt sur le revenu à 5 800 €, taxés à 7,5 %, soit 435 €. En revanche, les prélèvements sociaux de 2 580 € se calculent sur la totalité des 15 000 € de gains : l’abattement ne les réduit pas. C’est cette part de prélèvements sociaux qui pèse le plus dans l’impôt total.

Après 8 ans, personne seule, rachat partiel

Un contrat de plus de huit ans vaut 50 000 €, pour 30 000 € de versements (soit 20 000 € de gains). L’épargnant, imposé seul, retire 15 000 € en rachat partiel. C’est le cas illustré par le schéma ci-dessus.

Gains totaux : 50 000 € − 30 000 € = 20 000 € Quote-part de gains : 15 000 € × (20 000 € / 50 000 €) = 6 000 € Abattement personne seule (8 ans) : 4 600 € → base IR = 6 000 € − 4 600 € = 1 400 € Impôt sur le revenu : 1 400 € × 7,5 % = 105,00 € Prélèvements sociaux : 6 000 € × 17,2 % = 1 032,00 € (sur la totalité de la quote-part) Impôt total : 105,00 € + 1 032,00 € = 1 137,00 € Net perçu : 15 000 € − 1 137 € = 13 863,00 €

Sur un rachat de 15 000 €, l’impôt total estimé est de 1 137,00 € et le net perçu de 13 863,00 €. Seuls 6 000 € de gains sont imposables, car le reste du rachat correspond au capital, qui n’est jamais taxé. L’abattement de 4 600 € ramène la base de l’impôt sur le revenu à 1 400 €, mais les prélèvements sociaux de 1 032 € portent sur l’ensemble des 6 000 € de gains. Fractionner les retraits pour utiliser l’abattement chaque année peut limiter l’impôt sur le revenu.

Cas d’usage pratiques

Attendre huit ans avant de racheter

Le huitième anniversaire du contrat marque un changement de régime majeur. Avant huit ans, la quote-part de gains supporte le prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). À partir de huit ans, l’épargnant bénéficie chaque année d’un abattement de 4 600 € pour une personne seule, ou 9 200 € pour un couple, et le taux d’impôt sur le revenu tombe à 7,5 % pour les primes n’excédant pas 150 000 €. Simuler le rachat à différents âges du contrat montre l’écart d’imposition que crée ce seuil.

Fractionner les rachats pour utiliser l’abattement chaque année

L’abattement de 4 600 € ou 9 200 € est annuel : il se renouvelle chaque année civile. Étaler un rachat sur plusieurs années, plutôt que de retirer une grosse somme en une fois, permet d’utiliser plusieurs fois l’abattement et donc de réduire, voire d’annuler, la part d’impôt sur le revenu. Cet outil chiffre la quote-part de gains imposable d’un rachat donné, ce qui aide à calibrer le montant à retirer pour rester dans l’abattement. À noter : seul l’impôt sur le revenu est concerné, les prélèvements sociaux restant dus sur la totalité des gains.

Arbitrer entre prélèvement forfaitaire et option pour le barème

Le prélèvement forfaitaire unique s’applique par défaut, mais l’épargnant peut opter pour l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu, choix global pour l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers de l’année. L’option peut être favorable pour une personne faiblement imposée, dont la tranche marginale est inférieure aux taux forfaitaires. À l’inverse, pour une tranche élevée, le forfait reste souvent préférable. Cet outil estime l’imposition au régime forfaitaire ; la comparaison avec le barème dépend de la situation globale du foyer.

Tenir compte des prélèvements sociaux déjà prélevés sur le fonds en euros

Sur le compartiment en euros d’un contrat, les prélèvements sociaux sont souvent prélevés chaque année, au fil de l’eau, sur les intérêts inscrits. Lors d’un rachat, les prélèvements sociaux calculés ici le sont alors sous réserve de ceux déjà payés : le montant réellement prélevé peut être inférieur à l’estimation. Sur les unités de compte, en revanche, les prélèvements sociaux ne sont généralement dus qu’au rachat. Ce paramètre explique l’écart possible entre le chiffre indiqué et le prélèvement final.

Questions fréquentes

⚠️ Ces résultats sont indicatifs et ne constituent pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Vérifiez auprès d'un professionnel (conseiller, expert-comptable, banque). En savoir plus.